L'état civil a été instauré lors de la Révolution française, par le décret de l'Assemblée législative du 20 septembre 1792, en même temps que les tables décennales. Du même coup, les registres paroissiaux perdaient leur caractère officiel, même s'ils continuèrent en pratique à être tenus par les curés, d'abord clandestinement, puis avec autorisation du gouvernement à partir de 1801. Les officiers de l'état civil se voient confier la rédaction de ces registres, l’original restant en mairie et le deuxième exemplaire étant détenu au greffe du Tribunal de grande instance (T.G.I.). Le plus souvent le maire de la commune ou un de ses adjoints (souvent l'instituteur public), ceux-ci occuperont une place importante dans le village où ils sont le plus souvent les seuls à savoir écrire dans les premières décennies. Une table annuelle par ordre alphabétique complète le registre de l'état civil. Le classement est fait par catégories : naissance, mariage, décès.